Plusieurs enjeux agricoles absents de la campagne électorale, selon l’UPA
Il a beaucoup été question de la gestion de l’offre depuis le début de la campagne fédérale avec la guerre tarifaire lancée par les États-Unis. Toutefois, bien d’autres questions préoccupent les agriculteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les candidats de la circonscription de Jonquière ont répondu aux questions sur ces sujets, à l’exception de la candidate conservatrice Fanny Boulanger, qui n’était pas disponible dimanche. Jean-Thomas Maltais est président régional de l’Union des producteurs agricoles.
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Le fait que la gestion de l’offre retienne toute l’attention jusqu’à maintenant dans la campagne fédérale déçoit le président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Jean-Thomas Maltais. On ne parle pas nécessairement de tous les autres enjeux en agriculture, puis je pense qu’il va falloir qu’ils se recentrent un petit peu dans la campagne pour nous [...]. J’avais plus d’espoir que ça dans la campagne, mais on a toujours trop d’espoir, peut-être, envers nos politiciens! Selon lui, des préoccupations passent sous le radar pendant cette campagne. Pour le libéral William Van Tassel, lui-même agriculteur, le projet de doter la région d’un abattoir régional est important. La candidate du Nouveau Parti démocratique dans Jonquière, Lise Garon. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier La diversification des marchés pour les bleuets sauvages, exportés en majorité aux États-Unis, et leur prix sont aussi une préoccupation pour d’autres candidats. L’Union des producteurs agricoles tiendra prochainement une rencontre au niveau provincial avec des représentants des différents partis, mais elle ne compte pas prendre position en faveur d’un parti dans cette campagne.
On est une grosse région productrice de bleuets. Il y a 70 % des exportations de bleuets de la région, ça s’en va aux Américains. Ça fait qu’on est toujours bien à l'affût de tous les échanges tarifaires, puis des éventuels tarifs. Mais je pense qu’il n’y a pas eu d’engagements. J’aurais aimé ça, avoir des engagements
, a exposé le président régional de l’UPA.Plusieurs idées soumises par les candidats
Il y a 200 millions [de dollars] qui vont aller pour la transformation. Ça veut dire que pour la région, ils parlent d’un abattoir depuis longtemps, il pourrait y avoir certains financements. Ça, ça peut arriver. Puis aussi, s’il y a des changements avec les règlements interprovinciaux, ça peut aussi aider pour un abattoir. Autre chose : on dit qu’on commence à avoir des difficultés à exporter aux États-Unis, disons, les bleuets, entre autres. Eh bien là, il va y avoir un montant autour de 20 millions : on appelle ça pour l’agri-marketing, c’est pour trouver de nouveaux marchés
, a expliqué William Van Tassel.
On les aidera particulièrement avec des programmes financiers pour l’exportation en les aidant à développer de nouveaux marchés. [...] Et on va financer tout ça en diminuant les subventions pour les grosses pétrolières, puis aux milliardaires, puis en répartissant ça dans le monde agricole
, a suggéré Lise Garon, du Nouveau Parti démocratique.On peut faire des actions politiques pour garantir aussi aux producteurs de grains d’avoir des prix acceptables. La même chose pour des producteurs de bleuets, qui feront peut-être face à 25 % de tarifs, donc politiquement, il faut s’assurer de protéger ces gens-là, d’avoir avec le réchauffement climatique des politiques qui sont robustes, et on nous parle aussi beaucoup de la réciprocité des normes
, a indiqué le député sortant et candidat bloquiste Mario Simard.
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